Illustrateurs

 

NOTICE SUCCINCTE SUR QUELQUES-UNS DES ILLUSTRATEURS DE FRANCIS JAMMES

ARRUE - AUFORT - AYRAULT - BELOFF - BERET - BISCHOFF - BONFILS - BRAVURA - CARRERA - CIRY - CLOUZOT - COCHET - COUSSENS - DARAGNÈS - DELAW - DENIS - DUHÊME - ESPAGNAT - FERRAND - FRANC-NOHAIN - FRESNAYE - GALANIS - GEORGET - GRAU-SALA - GROSS - JOFFRIN - LABAT - LACOSTE - LOTIRON - LUKA - MARCHAND - MILLET - PARTARRIEU - PERDRIAT - RENEFER - ROUX - ROY - VETTINER

 

ARRUE, Ramiro (1892-1971) : Peintre, illustrateur, décorateur d’origine espagnole. Après une période parisienne au cours de laquelle il rencontre un grand nombre des plus grands créateurs de l’époque, Ramiro Arrue s’installe à Ciboure en 1904. Son atelier – « Patarragoïty » (Sur la colline, en basque) – dominera la baie de Saint-Jean-de-Luz, sur la colline Bordagain. Expose aux Artistes français en 1911, puis régulièrement au Salon d’Automne à partir de 1913. Ami de Ravel, Max Jacob, Cocteau, Louise de Vilmorin… Francis Jammes fut lui aussi son ami. Dans La Liberté du Sud-Ouest le 13 septembre 1925, le chroniqueur le décrit comme un « primitif », plus complet que Cézanne, proche des « plus purs artistes de l’Extrême-Orient » : « Dans Ramiro Arrue, la grâce, la force et le courage enfantent le repos et la majesté. » En 1926, il lui demande d’illustrer Le Mariage basque. Ramiro Arrue illustrera aussi La Pastorale d’Itxassou du Patriarche. Ce dernier fera de nouveau l’éloge du peintre (dépouillement, sobriété, japonisme) dans une conférence prononcée au Sporting d’Hossegor, en 1929.

AUFORT, Jean (1898-1988) : Peintre aquarelliste. Expose aux Artistes français entre 1925 et 1937, à la Nationale entre 1932 et 1934, aux Indépendants entre 1930 et 1940. Professeur à l’Université de Paris. De Francis Jammes, il a illustré Rappel de la Ville de Bordeaux (Paris, Henri Colas et Bordeaux, Rousseau Frères, 1943. Préface de Frédéric-Arthur Chassériau. Douze lithographies) et Le Roman du Lièvre (Bordeaux, Rousseau Frères, 1947 ; Biarritz, Atlantica, 1997). Il a aussi illustré Commencement d’une vie et Malagar ma maison des champs de François Mauriac.

AYRAULT, Jean (1909-1982) : Économe du Lycée d’Orthez et peintre amateur. C’est à l’occasion de la célébration, à Orthez, du quarantième anniversaire de la mort de Francis Jammes, qu’il illustra une réédition de Basses-Pyrénées.

 

BELOFF, Angelina ( 1879-1969) : Peintre et graveur, née à Saint-Petersbourg. Elle a réalisé la majeure partie de son œuvre au Mexique (où elle fut la première femme du peintre Diego Rivera). A illustré les Récits de Charles Vildrac, De l’amour des idées de Jean Rostand (1926), les Contes de Perrault (1928) et Le Rêve franciscain de Jammes.



BERET, Michel ( ?) : Il n’a pas été possible de trouver de renseignements concernant cet illustrateur (14 burins sur cuivre) de La Grâce de Francis Jammes.



BISCHOFF, Henry (1882-1951) : Graveur sur bois. A illustré Adolphe de Benjamin Constant (1920), Le Diable amoureux de Cazotte (1920), Le Chant de notre Rhône de C.F. Ramuz (1920), Les Jeunes visiteurs de Ashford (1927) et, de Francis Jammes, Îles (1928), ainsi que Clara d’Ellébeuse, Almaïde d’Étremont, Pomme d’Anis (1947).



BONFILS, Robert (1886-1971) : Peintre et graveur. A illustré Sylvie de Nerval (1919), Sonnets de Louise Labé (1920), La Retraite sentimentale de Colette (1922), Le Chariot d’or d’Albert Samain (1923), Fêtes galantes de Verlaine (1925), Manon Lescaut de l’Abbé Prévost (1928), La Légende de Saint-Julien l’Hospitalier de Flaubert (1937). Clara d’Ellébeuse de Jammes est son premier livre illustré (1913). A également illustré Épitaphes, en 1921.


BRAVURA, Denyse de (1918-1993) : Amie de Cocteau, Colette, Julien Green en particulier. A illlustré Le Portrait de Nicolas Gogol (1942), Le Château de Pictordu de George Sand (1945), La Route au tabac d’Erskine Caldwell (1946), les Œuvres complètes de Julien Green, Jean Giraudoux, Marcel Schwob, Paul-Jean Toulet. Mais aussi La jeune fille nue de Jammes en 1946. (gravures au burin et pointes-sèches, Paris, Compagnie française des Arts Graphiques).


CARRERA, Augustin (1878-1952) : Peintre français né à Madrid. Élève d’Alphonse Moutte à Marseille, puis de Léon Bonnat et Henri Martin. Exposa au Salon des Artistes Français dès 1904. A parfois pris part à l’Exposition des Indépendants. Peintre de figures, portraits, nus, paysages et marines. Son illustration des Trois Sonnets date de 1919.

CIRY, Michel (1919- ?) : Peintre, graveur et compositeur. Élève des Arts appliqués de Paris, il commence à graver en 1936 et connaît tout de suite un grand succès au Salon de 1940. A illustré de très nombreux écrivains, de Vivant Denon à Mauriac en passant par Kafka et Jammes.



CLOUZOT, Marianne (1908-2007) : Peintre, graveur, céramiste d’art, décoratrice et illustratrice. Fille de l’historien d’art Henri Clouzot et cousine du cinéaste H. G. Clouzot. A illustré une quarantaine de livres, dont plusieurs pour enfants. Son premier livre illustré fut Clara d’Ellébeuse, en 1942. De Francis Jammes, elle a également illustré Jean de Noarrieu et des Poèmes choisis sous le titre Enfances : poèmes.


COCHET, Gérard-Paul (1888-1969) : Peintre, décorateur de théâtre et graveur. Maître de la pointe-sèche. Engagé volontaire et grièvement blessé lors de la Première Guerre Mondiale (voir ses « Carnets du sergent Cochet »). Il a exposé au Salon de la Nationale en 1921 et au Salon d’Automne, dont il fut sociétaire de 1922 à 1942. Peintre de la Marine à partir de 1925, ce qui lui valut plusieurs embarquements et de décorer plusieurs bâtiments (en mer et sur terre). A illustré à la pointe sèche Poèmes choisis, Les Documents d’Art, 1947, préface de Philippe Chabaneix.


COUSSENS, Armand (1881-1935) : Peintre et graveur. Ses œuvres sont des scènes de mœurs, des paysages… A collaboré à des revues comme Le Rire, Le Cri de Paris,  L’Assiette au beurre.

DARAGNÈS, Jean-Gabriel (1886-1850) : Peintre, graveur, illustrateur et pressier, né à Guéthary. Passionné du livre, il a commencé par illustrer des couvertures, puis des plaquettes et il a fini par réaliser des compositions importantes pour des ouvrages édités par lui ou par des sociétés bibliohiliques. A illustré et édité en 1953  une plaquette de luxe intitulée Deux Femmes.



DELAW, Georges (1874-1935) : Peintre, dessinateur, décorateur et illustrateur. D’abord dessinateur humoriste. Il signe souvent « G. D. Ymagier de la Reine » ses dessins qui se signalent par leur délicatesse et leur poésie. Edmond Rostand lui fit peindre cinq panneaux pour le fumoir de sa villa d’Arnaga à Cambo, sur le thème des vieilles chansons françaises. Il fut décorateur pour des transatlantiques et illustrateur de Perrault, Andersen, Poe, France, des frères Fischer, de Georges Ponsot… du Roman du Lièvre de Jammes.

DENIS, Maurice (1870-1943) : Peintre, peintre mural, créateur de vitraux, mosaïques, tapisseries, sculpteur, écrivain, illustrateur et graveur. Entre en 1888 à l’Académie Jullian, puis à l’école nationale des Beaux-Arts. Découvre Gauguin et fonde avec des amis la confrérie des Nabis (« les Prophètes »). Fut l’un des fondateurs du Salon d’Automne. Découvre les primitifs (Fra Angelico) en Italie en 1895. C’est chez Henri Lerolle qu’il fait la connaissance de Jammes. En 1931, le Cercle Lyonnais du livre fait imprimer Ma fille Bernadette à 175 exemplaires avec des dessins de Maurice Denis, gravés sur bois par Jacques et Georges Beltrand.

DUHÊME, Jacqueline (1927- ?) : Matisse l’a choisie comme modèle pour la Vierge de la chapelle de Vence. Très liée à Jacques Prévert. Elle fut aussi auteur de cartons de tapisseries et illustratrice à Elle.



ESPAGNAT, Georges d’ : Peintre, graveur, décorateur. Appartient au groupe d’artistes qui firent le succès du Courrier français. A illustré Clairières dans le ciel, au moyen d'aquarelles traduites sur pierre par Suzanne Humbert, Paris, Le Livre contemporain, 1948.



FERRAND, Jacques : A illustré avec fantaisie et esprit plusieurs livres, dont les Fables de La Fontaine, L’Enfance de Saint-Louis, Robinson Crusoë, Les Robinsons suisses. On lui doit aussi des dessins dans diverses revues, d’excellentes images publicitaires en couleur, la décoration de nombreux appartements et la composition décorative du Pavillon pontifical à l’exposition de 1937.


FRANC-NOHAIN, Marie-Madeleine (1879-1942) : Femme du poète Franc-Nohain, mère de l’animateur Jean Nohain (« Jaboune ») et du comédien Claude Dauphin. Artiste de la famille de Kate Greenaway ou de Maurice Boutet de Monvel, adepte de la ligne claire, Marie-Madeleine Franc-Nohain a illustré un grand nombre de livres pour enfants : Jeux, Contes et Images, Rondes et Chansons, mais aussi Le Bon Dieu chez les enfants de Francis Jammes, à la Librairie Plon, en 1936.


FRESNAYE (de La), Roger-François (1885-1925) : Peintre, illustrateur, sculpteur et graveur. Élève de Paul Sérusier et Maurice Denis. Ses illustrations pour Le Roman du Lièvre ont été réalisées en 1909 et exposées au Salon d’Automne en 1910. Mais le livre, enluminé « d’azur et d’or comme un missel séraphique » (ce sont les mots de Francis Jammes en personne) ne paraîtra qu’en 1929. Roger de La Fresnaye a aussi illustré les Illuminations de Rimbaud et Tête d’or de Claudel.


GALANIS, Demetrios (1882-1966) : graveur, peintre et illustrateur, d’origine grecque, naturalisé français. A illustré Ronsard, Vigny, Nerval, Carco, Alain-Fournier, J. de Lacretelle, P. Morand… Une exposition lui a été consacrée à la Bibliothèque Nationale en 1963. A réalisé le frontispice et des dessins originaux gravés sur bois pour Le Deuil des Primevères, Paris, Georges Crès et Cie, 1920.



GEORGET, Henri (vers 1890-1915) : Peintre né à Épernay, mort en Argone en 1915. Il figura au Salon d’Automne en 1907 et 1910, et à la Société Nationale des Beaux-Arts dont il était membre. Il rapporta de nombreuses œuvres du séjour qu’il fit en Provence.



GRAU-SALA, Emilio (1911-1975) : Peintre, illustrateur et décorateur. École des Beaux-Arts de Barcelone. Venu en France dès 1932. De Francis Jammes, Grau-Sala a illustré Almaïde d’Étremont ou l’Histoire d’une jeune fille passionnée, mais aussi Pomme d’Anis, Élégies & Poésies diverses et « Il va neiger » dans L’Hiver : [recueil de textes de divers auteurs].



GROSS, Valentine, dite Valentine HUGO (1887-1968) : Ses gravures sur bois sont très nombreuses. La lithographie, la gravure sur cuivre et la pointe sèche semblent plus tardives. En 1923, le Pomme d’Anis édité par Émile-Paul est, apparemment, agrémenté de huit planches hors texte gravées sur cuivre par Valentine Hugo et d’une vignette gravée sur bois par Daragnès. Mais l’Association Francis Jammes conserve un exemplaire de ce livre avec la mystérieuse dédicace suivante : « Avec ma fidèle amitié, cette imposture, Valentine Hugo, Jean Hugo ». Tout s’explique quand on sait (grâce à la monographie d’Anne de Margerie) que les gravures exécutées par Valentine Hugo furent perdues chez l’éditeur et que c’est finalement son mari, HUGO, Jean (1894-1984), un arrière petit-fils de Victor Hugo, qui réalisa les planches.

JOFFRIN, Guily (1909-2006) : D’abord enseignante puis peintre et illustratrice à part entière. Études à l’École des Beaux-Arts de Paris, atelier Lucien Simon. A fait partie, pendant douze ans, des « Peintres témoins de leur temps ». Très nombreuses expositions en France et à l’étranger. A illustré Gérard de Nerval, Pierre Louÿs, Henri Troyat, Daphné du Maurier, Gilbert Cesbron et… Francis Jammes (Poésies choisies, Paris, La Bonne Compagnie, 1949). Elle a également composé des vitraux pour deux églises de Bretagne.

LABAT, Fernand (1889-1959) : Peintre et illustrateur né à Beautiran (Gironde). Élève de Paul Quinsac et de Gabriel Ferrier. Figure régulièrement aux Salons des Indépendants et d’Automne. A illustré les Méditations de Lamartine après les Géorgiques chrétiennes.



LACOSTE, Charles (1870-1959) : cet ami de toujours (Voir Frédéric Chappey : L’Œuvre de Charles Lacoste, Mémoire de Maîtrise universitaire, Université de Paris X-Nanterre, 1981 et, ici, la rubrique AMIS) n’a illustré que deux livres de Jammes : La Légende de l’aile ou Marie-Élisabeth et un tome de la trilogie des Jeunes Filles paru au Mercure de France. Tardifs, ces travaux n’ont pu être réalisés en collaboration avec le poète.


LOTIRON, Robert (1886-1966) : Peintre et graveur. Ami de la Fresnaye, il fait partie de la « Bande Noire » (ainsi nommée en réaction contre le fauvisme et ses couleurs violentes) avec Dunoyer de Ségonzac, L. A. Moreau et Marchand. Parallèlement à son œuvre de peintre qu’il poursuivra sa vie durant, il s’est essayé au dessin d’illustration de 1919 à 1921. Cette expérience lui permet d’aborder, en 1926, la lithographie, technique dans laquelle sa personnalité peut s’exprimer pleinement. De très belles lithographies de Robert Lotiron illustrent ainsi De l'Angélus de l'Aube à l'Angélus du Soir (Paris, Marcel Sautier, 1947).

LUKA, Madeleine (1894-1989) : Le Poète Rustique est le premier livre illustré par Madeleine Luka. L’élaboration des illustrations de cet ouvrage a donné lieu à une correspondance importante entre le poète et la « peintresse », correspondance qui a été publiée par l’Association Francis Jammes en décembre 1984 (Bulletin n° 4) et juin 1985 (Bulletin n° 5). A également réalisé des illustrations (inédites) pour Le Deuil des Primevères. A peint trois tableaux autour de Francis Jammes : Le Deuil des Primevères en 1950 (Musée Mandet, Riom), Francis Jammes, sa femme et le chien Sultan en 1953 (Musée basque, Bayonne), Hommage à Francis Jammes en 1966 (Musée de Hasparren).

MARCHAND, Jean-Hippolyte (1883-1940) : Peintre, lithographe et graveur. Élève de Bonnat et H. Martin. Sociétaire du Salon d’Automne et du Salon des Indépendants. A aussi illustré Paul Claudel et Paul Valéry.

MILLET, Jean-François (1814-1875) : L’un des maîtres de l’école de Barbizon (Les Glaneuses ; L’Angélus…). Berger et laboureur au commencement de sa vie. Ce n’est qu’à dix-huit ans qu’il reçoit les premiers rudiments de dessin. Millet n’a évidemment pas illustré d’ouvrages de Francis Jammes : ce sont les Éditions Mermod (Suisse) qui ont réutilisé quelques-uns de ses dessins pour accompagner Jean de Noarrieu.



PARTARRIEU, Mattin (1946-) : Peintre et graveur issu d’une famille basque. Son père a d’abord travaillé dans une usine de chaussures à Hasparren avant de s’installer à Paris, en 1950, où il devint ouvrier imprimeur. Le jeune Partarrieu s’initie au dessin et apprend la lithographie. Son œuvre est souvent inspirée par son pays d’origine. A illustré Oyharçabal (Biarritz, J. & D. Éditions, 1988, préface de Yves-Alain Favre).



PERDRIAT, Hélène (1894-1969) : Peintre et graveur, portraitiste et décoratrice de théâtre. A illustré La Maison de Claudine (Colette), Madame Bovary (Flaubert), Quand on respire (Raymond Escholier). De Jammes, a illustré Cloches pour deux mariages de huit pointes sèches en couleurs (Paris, Éditions Jeanne Walter, 1929).

RENEFER, Raymond (1879-1957) : Peintre, élève de l’École des Beaux-Arts en section architecture, professeur. Il fut directeur artistique des éditions Flammarion et un illustrateur prolifique : Alphonse Daudet, Charles Maurras, Colette, Jules Renard, Paul Géraldy, mais aussi Pierre Loti, Charles de Bordeu et Jammes (Les Nuits qui me chantent, Paris, Ernest Flammarion, 1928).



ROUX, André (1900- ?) : Centralien. A fait carrière dans la Compagnie des wagons-lits comme ingénieur. Mais c’était aussi un passionné de dessin. Sociétaire des Dessinateurs humoristes. A illustré plusieurs livres dont L’Homme au gant de toile de Jean de La Varende ou Arbre mon ami de Minou Drouet. A également écrit un ouvrage dont il est l’illustrateur : Les Heures de la vie. A réalisé pour Clara d’Ellébeuse ou l’Histoire d’une ancienne jeune fille des aquarelles en couleurs, traduites en lithographies par lui-même, tirées sur presse à bras par G. Mousset et coloriées par Y. F. Wil, dans les ateliers de P. Lecourt, Paris, Les Centraux Bibliophiles, 1950.

ROY, Bernard (1888-1953) : Peintre et écrivain. Bernard Roy et Jammes ont échangé une correspondance pleine de fantaisie et d’humour, entre 1919 et 1937. L’Association Francis Jammes possède quelques doubles de lettres du poète à B. Roy.

VETTINER, Jean-Baptiste (1871-1935) : Graveur sur bois. Élève de l’École des Beaux-Arts de Bordeaux, il acheva sa formation dans les ateliers parisiens réputés. D’abord peintre verrier, c’est comme graveur sur bois qu’il atteignit le sommet de son art. Ses ouvrages les plus remarquables concernent Pierre Loti, Théocrite et Francis Jammes. De Francis Jammes, il a illustré Les Géorgiques chrétiennes (1020) et Almaïde d’Étremont (1921). « Je tiens J.-B. Vettiner pour l’un des trois plus grands artistes qui me firent l’honneur d’illustrer quelques-unes de mes œuvres », écrit Francis Jammes dans une chronique du 18 décembre 1935 pour La Liberté du Sud-Ouest. Francis Jammes et Vettiner se rencontrèrent à Orthez vers 1910 alors que l’artiste exécutait une décoration intérieure de l’Église Saint-Pierre. Ils se lièrent d’amitié et se revirent plusieurs fois, bien que Jammes affirme le contraire dans l’hommage qu’il rendit au peintre-graveur au moment de son décès.



Bibliographie : 1/ Francis Jammes ses amis peintres et sculpteurs ses illustrateurs : catalogue de l’exposition organisée par l’Association Francis Jammes, le Musée des Beaux-Arts de Pau, la Bibliothèque Municipale de Pau à l’occasion du Cinquantenaire de la mort de Francis Jammes, Biarritz, J&D Éditions, 1988.
2/ Jean-Pierre Melot : « Francis Jammes et les artistes, son œuvre illustré », T.E.R. de Maîtrise, Université de Bordeaux III, 1990.
3/ Jean-Pierre Melot : « Les illustrateurs de Francis Jammes », Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 18, décembre 1992 (pp. 4-42).

Jacques Le Gall