Ms452/32 - Dieu est (juillet 1905)

 

 

Manuscrit autographe (1 f. ; dim : 31 x 19,5), acquis chez Loize en 1948. Daté, au crayon, en haut, de juillet 1905. Encre pour le reste. Très raturé. Il est donc contemporain de la « conversion » de Jammes. Le poème a paru pour la première fois en août 1905, dans une petite revue − Le Prisme − dirigée au Havre par G. Jean-Aubry qui en possédait la mise au net autographe.

Le brouillon (1 f. ; dim : 31 x 19,5) très raturé du second poème a été acquis postérieurement chez le même libraire. Il semble être inédit. Selon Jean Labbé, cette ébauche semblait vouloir paraphraser les trois vers de Jean de la Croix, « le plus grand poète de Dieu, après le pauvre d’Assise », que Jammes a reproduits dans son Pèlerin de Lourdes :

Sans savoir où j’entre en silence
Et je me tiens dans l’ignorance
Au-dessus de toute science.

Dans ce poème, comme il le fera souvent, Francis Jammes choisit  l’« humble esprit » qui prie Dieu à genoux plutôt que l’intelligence et la science, selon lui aussi orgueilleuses et folles l’une que l’autre. Ce choix, délibéré ou obligé, lui valut bien des sarcasmes plus ou moins inamicaux, tels ceux de Paul Valéry ou d’André Gide : « Ne te mêle pas de philosophie. Tu n’y entends rien. Retourne à ton lièvre »…

Un autre manuscrit autographe (1 f. ; dim : 31 x 19,5), signé, non daté, du premier de ces deux poèmes est également conservé à Pau : c’est le Ms 269. Le poème a été mis au propre par l’auteur et apparaît sous sa forme définitive, tel qu’il sera repris dans OPC, p. 1399.

 

 

Jacques Le Gall