Correspondance

 

Pour partie parce que ce provincial était éloigné de la plupart de ses amis, Francis Jammes a entretenu un grand nombre de correspondances. Tout au long de sa vie d’écrivain, jusques et y compris à Hasparren, où affluaient des lettres du monde entier. Renversant cette image du flot épistolaire et s’adressant à Madeleine Luka, le Patriarche parlera d’« une correspondance à arrêter une rivière » (lettre du 24 juillet 1930).

Seront ici répertoriées les correspondances déjà publiées ou en cours de publication puis − mais sans que cela puisse être exhaustif −  des lettres conservées à Orthez (Bibliothèque Jean-Louis Curtis) et Pau (Médiathèque Intercommunale André Labarrère).  


I. Correspondances déjà publiées ou en cours de publication :

  • Dialogue Mallarmé - Francis Jammes. Introduction et notes par Georges Jean-Aubry, La Haye, Stols éditeur, 1940.
  • Une Amitié mystique. Révélée par ses lettres à Francis Jammes, à Charles de Bordeu et à sa filleule (Suivi de « La Prière de tous les jours après la communion » par Henri Duparc). Notes et Préface de Guy Ferchault, Paris Mercure de France, 1944.
  • Une Amitié inattendue : Francis Jammes – Colette. Introduction et notes de Robert Mallet, Paris, Émile-Paul Frères, 1945.
  • Une Amitié lyrique : Albert Samain et Francis Jammes. Introduction et notes de Jules Mouquet, Paris, Éditions Émile-Paul Frères, 1946.
  • Francis Jammes et Valery Larbaud, lettres inédites. Paris/ La Haye, Stols, 1947.
  • Francis Jammes et André Gide. Correspondance 1898-1938. Introduction et notes de Robert Mallet, Paris, Gallimard, 1948. À cette date, Robert Mallet n’a pas tout dévoilé de cette très passionnante correspondance : « Diverses raisons, les unes de discrétion, les autres d’opportunité, ont en effet commandé de ne pas publier la correspondance intégrale ».
  • André Gide-Francis Jammes. Correspondance, tome I : 1893-1899, collection "Les Cahiers de la NRF", série Gide (n° 21), Paris, Gallimard, 2014. Édition de Pierre Lachasse et Pierre Masson. Introduction de Pierre Lachasse. Nouvelle édition augmentée. «Côté jardin, les lettres-poèmes développent l'univers mythique et pastoral où se rencontrent le pâtre et le faune, de Biskra à Orthez, de la Suisse à l'Arcadie, et les lettres d'affaires révèlent l'inlassable générosité de Gide et les inquiètes sollicitations de Jammes. Côté cour, les lettres de critique ouvrent les fissures que masquait le rêve arcadien en confrontant les œuvres et leurs enjeux. Les lettres de polémique, enfin, creusent leur rupture et à la bonne conscience apologétique de l'un répond le refus du mensonge à soi-même de l'autre. Entre ces deux côtés, les lettres-jeux cultivent l'ambiguïté d'une relation sans pareille où chacun joue devant l'autre un personnage comme devant un miroir, miroir du texte qu'on écrit et qu'on lit, miroir du mythe longtemps nécessaire, puis devenu obsolète. Ainsi le lecteur, en tiers clandestin, a-t-il souvent moins l'impression d'une réalité qui se dévoile pourtant d'une lettre à l'autre que d'une œuvre littéraire qui déploie ses sortilèges.» (Pierre Lachasse).

  • Correspondance de Francis Jammes avec Paul Claudel et Gabriel Frizeau. Introduction et notes du Père Blanchet, Paris, Gallimard, 1952.
  • Francis Jammes-Gabriel Frizeau, Correspondance (1897-1937), texte établi et annoté par Victor Martin-Schmets, Biarritz, Éditions J & D, 1997. Cette correspondance est incomplète mais elle « montre Francis Jammes dans la vie de tous les jours, préoccupé du quotidien et de son œuvre, soucieux de l’éducation de ses enfants, avec son caractère parfois abrupt ». Les notes de cet ouvrage sont très substantielles et intéressantes. On lira en particulier les lettres de Marcel Proust qui témoignent de son « admiration infinie » pour Jammes (pp. 292-304).
  • Correspondance de Francis Jammes avec François Mauriac. Éditions de La Table Ronde. Introduction et notes de Jean Labbé, Paris, Librairie Plon, 1956.
  • « Francis Jammes et François Mauriac à travers leur Correspondance ». Introduction et notes de Joseph Zabalo, Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 50 (décembre 2009) et n° 51 (juin 2010). Passionnant.
  • Francis Jammes - Arthur Fontaine. Correspondance 1898-1930. Introduction et notes par Jean Labbé. Paris, Gallimard, 1959. En accord avec Mme Francis Jammes et M. Philippe Fontaine, Jean Labbé n’a retenu qu’une partie (le quart environ) de la volumineuse correspondance échangée entre les deux amis. Il n’empêche que, de toutes les correspondances, c’est, peut-être, la plus instructive et la plus importante.
  • Correspondance de Francis Jammes avec Vielé-Griffin. Introduction et notes de Reinhard Khun, Genève, Librairie Droz, 1966.
  • Henry Dérieux et Francis Jammes, lettres inédites. Présentées et annotées par Bernard Roba, Revue de l’Université d’Ottawa, 1969.
  • Correspondance de Francis Jammes avec Thomas Braun. Introduction et notes de Benoît Braun, Bruxelles, Palais des Académies [Académie royale de langue et littérature françaises], 1972.
  • Correspondance Francis Jammes et Léonard Constant, La Revue Régionaliste des Pyrénées, numéro double de 1976.
  • Correspondance de Francis Jammes et Charles de Saint-André. Par Jean-Pierre Inda, Revue française d’histoire du livre, Bordeaux, 1978.
  • Correspondance de Francis Jammes et Madeleine Luka. Détentrice des manuscrits, l’Association Francis Jammes a publié la plus grande partie de cette correspondance dans son Bulletin n° 4 (décembre 1984) et dans son Bulletin n° 5 (juin 1985). C’est Madeleine Luka qui prend l’initiative de cette correspondance, le 28 avril 1930. Fréquentes au début, les lettres s’espaceront à partir de l’été 1933, et deviendront sporadiques jusqu’à la mort du poète le 1er novembre 1938. Lorsqu’il présente cette correspondance (« Une délicieuse amitié », Bulletin, n° 4, pp. 1-4), Paul Guth la qualifie d’« adorable » : « Pleine de pépiements, de bonds, d’esquives, de chatouilles, d’éclats de rire » ? Et c’est vrai, mais le fait de parler « d’esquives » ou « de chatouilles » prouve qu’il avait bien perçu certaines dissonances. Pierre Tranchesse, au seuil du Bulletin n° 5 (« Correspondance et correspondances, ou Francis Jammes et Madeleine Luka »), ne remet pas en cause la sympathie et l’estime réciproques. D’ailleurs, il rappelle tout ce qui, d’emblée, pouvait rapprocher les deux correspondants : le cousinage de Ginette Jammes et de la « peintresse » avec l’abbé Breuil, une ascendance antillaise, la foi chrétienne, la célébration de l’enfance… Mais il souligne aussi les disparités : l’âge, la situation matérielle, Paris, et même le tempérament. Sans parler du jeu de rôle transactionnel : Madeleine Luka se met en posture de « servante » tandis que Francis Jammes joue le rôle d’un Booz tour à tour mentor, directeur de conscience, donneur de conseils, voire de leçons. Il faut parfois beaucoup de gentillesse à la « peintresse » pour rester aimable. Cette dernière aurait d’ailleurs voulu illustrer Ma fille Bernadette. Et on comprend pourquoi, surtout après la mort de son très cher enfant (Bouboume). C’est finalement Le Poète Rustique qu’elle enluminera. Magnifiquement. Et pourtant, comme le souligne Pierre Tranchesse, « l’esprit » n’y est pas toujours. En particulier, la férocité de Jammes.
  • Correspondance de Christian Cherfils à Francis Jammes. Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 6 (décembre 1985).
  • Correspondance entre Anna de Noailles et Francis Jammes. Bulletin Association Francis Jammes, n° 9, pp. 5-50 (juin 1987). Présentation et notes par Claude Mignot-Ogliastri de 29 lettres échangées entre 1902 et 1926.
  • Correspondance entre Alliette Audra et Francis Jammes. Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 9 (juin 1987), pp. 55-73. Cette correspondance couvre deux années seulement (entre 1936 et 1938) mais représente tout de même plus de soixante lettres de Francis Jammes. Une grande partie est encore inédite. Présentation et notes par Nicole Audra de Maistre.
  • Correspondance Francis Jammes - Henri Ghéon (1897-1938). Établissement du texte, introduction et notes par Jean Tipy, Biarritz, J & D, 1988. Le Père Jean Tipy, professeur au Collège Stanislas de Paris, a bien montré combien les deux hommes « étaient faits pour se rencontrer » : à peu près du même âge, doués d’exceptionnelles facultés de sensation et d’émotion, ils traversèrent une jeunesse impétueuse et sensuelle (« ce cœur tremblant qui aime et souffre » dont parle Jammes dans sa première lettre, en février 1937), ils partagèrent une égale sensibilité aux petites gens, aux choses et aux bêtes muettes (un même « parti pris de simplicité, de candeur et de joie »), et ils ne renoncèrent – car l’esprit d’enfance ne les quitta pas – ni à leur passion de la poésie ni à une aspiration au bonheur que leur « conversion » sublima. Jammes termine sa première lettre par un « Ami, je veux vous connaître » dont Gide s’emparera et ce seront les trois folles semaines passées à La Roque-Baignard de l’automne 1898. Il y eut, certes, le refroidissement consécutif à l’article fort acide que Ghéon consacra aux Géorgiques chrétiennes dans La Nouvelle Revue Française : la correspondance cessa presque tout à fait pendant plus de deux ans. Mais l’amitié renaîtra et se trouvera renforcée lorsque Ghéon, au terme d’un long cheminement, rencontra Dieu à son tour, la veille de Noël, en 1915. Dès lors, jusqu’à ce jour de la Toussaint 1938 où Jammes trépassa, la correspondance entre les deux hommes ne connut plus d’interruption. Elle témoigne d’une communion d’esprit et de cœur que Gide ne put ni partager ni empêcher : « Je t’embrasse et t’aime beaucoup », peut-on lire au bas de la dernière lettre que la Patriarche adressa à son frère, un poète « sans épithète ».
  • « Francis Jammes à Gabriel Sarraute. Quelques lettres (1913-1933) », Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 13, (juin 1990), pp. 1-28. Gabriel Sarraute est né à Carcassonne le 7 août 1893. Rentre au grand Séminaire de cette ville en 1911. Mobilisé pendant la guerre 1914-1918. Ordonné prêtre en 1923. Vicaire à Castelnaudary, directeur des œuvres de jeunesse à Carcassonne, aumonier militaire, chanoine honoraire puis titulaire, conservateur des antiquités et des objets d’art de l’Aude, conférencier et auteur (en particulier d’un roman intitulé Philippe). Gabriel Sarraute a rendu visite à Francis Jammes en 1917 et 1919 à Orthez, en 1936 à Hasparren. Il a aussi écrit et publié plusieurs études sur lui : des « Notes sur Francis Jammes » dans le Bulletin de l’Association des Étudiants Catholiques de Toulouse en 1917 ; l’année suivante et pour le même Bulletin, un article sur Monsieur le Curé d’Ozeron dont l’auteur fut si touché qu’il lui confia la correction des épreuves de son roman ; un compte-rendu de Champêtreries et Méditations pour La Vie Catholique en 1930 ; une recension de L’Arc-en-Ciel des Amours en 1931 puis de Pipe, chien en 1933, toujours pour La Vie Catholique… Les 43 lettres, cartes postales ou télégrammes de Francis Jammes à Gabriel Sarraute témoignent de l’estime et de l’affection du « vieux routier » (il se sentait parfois « persécuté »)  pour ce disciple  si discret qu’il n’a pas souhaité que ses lettres fussent publiées : « Tu auras été l’un des très rares à m’aider dans ma voie souvent rocailleuse, parmi des gens hostiles qui ne me pardonnent pas ma conversion et qui font l’inimaginable pour me nuire. » (Hasparren, Assomption 1931).
  • Correspondance de Francis Jammes et Robert Vallery-Radot. Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 28 (décembre 1998). Ami fraternel de Bernanos (c’est le Bénédictin Dom Besse, directeur de L’Univers, qui le lui présenta en 1919), Robert Vallery-Radot fut aussi l’ami de François Mauriac, d’André Lafon et de Francis Jammes. L’Association Francis Jammes conservait 67 lettres que Vallery-Radot adressa au poète d’Orthez entre 1906 et 1934. Hervé Serry, auteur d’une thèse de doctorat intitulée « L’invention de l’écrivain catholique dans le mouvement de Renaissance catholique de la première moitié du XXème siècle. Contribution à une sociologie du Renouveau » et auteur d’une très remarquable synthèse dans le Bulletin de l’Association Francis Jammes n° 8 (pp. 11-50) a retenu 46 lettres (« Cette sélection préserve la dynamique de l’échange et n’altère en rien le sens de cette amitié ») du disciple à son « maître ». Il produit également 9 lettres de Jammes que lui a transmises Jacques Vallery-Radot, le fils aîné de Robert. En 1905, Jammes envoie un télégramme de félicitation au jeune homme, débordant de vie et de passions, qui vient de publier une Prière à Sainte Catherine de Sienne dans Les Essais. Le 4 janvier 1906, Vallery-Radot, à peine âgé de vingt ans, écrit pour la première fois à celui qui est sur le point de publier Clairières dans le Ciel. Sa fidélité à l’homme et à l’œuvre ne faiblira pas. Il ne manquera jamais, livre après livre, de saluer le génie tendre et roboratif de son aîné qu’il tient pour un « guide » sur la route où il bondit, « fou d’inconnu », s’épuisant « à trop sentir ». Il n’hésitera pas davantage, car sa vie fut aussi douloureuse que courageuse, à lui confier ses joies et ses peines personnelles, ses enthousiasmes et ses désillusions concernant la renaissance spirituelle à laquelle il travailla de toutes ses forces. Quant à Jammes, il estime l’écrivain (poète, romancier, essayiste, pamphlétaire) et plus encore l’homme (c’est ce qu’il redira dans Le Patriarche et son troupeau, p. 63) : l’époux et le père, le soldat, le pèlerin, le chrétien. Il le met en garde contre le jansénisme (« N’allez surtout pas prendre, comme Directeur préparatoire Pascal ») et lui conseille de se confier à la Providence (il pèsera sur son choix de se marier), il lit ses écrits et lui envoie les siens, il lui fait connaître André Lafon et le remercie pour un article (« C’est toujours toi qui parles le mieux et avec le plus de cœur de tes amis et tu ne saurais croire à quel point je suis touché de ton article à La Vie Catholique »), il le distingue parmi tous ses proches (« Que tu es donc parfait – jusque dans ton amitié. Jamais tu ne m’as déçu. On te retrouve le même. »). Cette correspondance se poursuivra dans les années trente mais elle est particulièrement riche entre 1910 et 1920, période pendant laquelle les deux amis, parfois en des lieux bien différents, combattirent sur plusieurs fronts : la guerre et la politique,  Les Cahiers de l’Amitié de France, la « Coopérative de prières » et le printemps des Lettres catholiques, l’écriture et le quotidien.
  • Correspondance de Touny-Lérys à Francis Jammes. Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 31 (juin 2000). Marcel Marchandeau, alias Touny-Lérys (1881-1976), n’a pas vingt ans quand, en janvier 1900, de Gaillac, il écrit à Jammes, qu’il admire et à qui il demande un poème pour la balbutiante revue (Gallia) qu’il vient de lancer. En 1909-1910, la revue Poésie (elle a succédé à Gallia dès 1905) et la parution de La Pâque des Roses (Jammes a écrit la préface de cet ouvrage) tiennent la plus grande place. En 1911, un second drame frappe le très pudique Touny-Lérys : après avoir, en 1907, perdu sa mère dans un tragique accident, son premier enfant meurt, à peine âgé de six ans. Les lettres du poète-magistrat écrites entre 1911 et 1927 ont (pour l’instant) disparu, comme demeurent (pour l’instant) introuvables toutes les réponses que Jammes lui a adressées. Il est permis de se demander pourquoi. Le dernier courrier date du 25 octobre 1936 : l’épistolier y remercie − fidèlement et affectueusement − l’auteur de Sources qui lui a dédié « Estang », septième pièce du recueil.
  • Correspondance de Francis Jammes et Charles Guérin, Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 36 (juin 2002).
  • Correspondance de Francis Jammes et Raymond Bonheur. Bulletin de l’Association Francis Jammes, n° 41 (juin 2005), n° 42 (décembre 2005), n° 43 (juin 2006). Très belle.
  • Henri de Régnier et Francis Jammes. Correspondance (1893-1936) : par Pierre Lachasse, collection « Correspondances et mémoires », n° 10, Classiques Garnier, 2014. Correspondance inédite comportant cent-soixante-dix lettres. L’édition est complétée par dix-sept lettres échangées entre Francis Jammes et Marie de Régnier. En ses débuts, cette correspondance recoupe et complète de manière curieuse l'échange avec Gide, plus passionnel, voué à se briser. Rien, pas même deux brouilles, ne viendra interrompre l'échange. Si Jammes est le plus souvent en quête de reconnaissance et en posture de demandeur, Régnier montre beaucoup de pudeur et d'attention : sans jamais parler de lui, il favorise l’accès de son correspondant aux journaux et revues, soutient ses candidatures à l’Académie française, défend une œuvre qu’il apprécie et dont il parle avec lucidité dans son feuilleton du Figaro. Cette correspondance confirme que le disciple élu de Mallarmé (on savait qu’il avait été un humaniste de haute culture) sut être un véritable passeur (tout en suivant son itinéraire). La correspondance Henri de Régnier-Francis Jammes permet aussi de suivre le riche dialogue que les deux écrivains entretinrent autour de leurs œuvres respectives.




D’autres correspondances, plus ou moins importantes, existent, qui restent à publier, ou à republier après enrichissement : par exemple avec Edmond Pilon, Léon Moulin, Bernard Roy, André Suarès (voir Yves-Alain Favre : L’Art et la Vie, Éditions Rougerie, 1984), Jean Royère, Jacques Palmé (voir Bulletin de l’Association Francis Jammes n° 40, décembre 2004), Paul-Louis Weiller, Henri et Jean Thuile…

 

Jacques Le Gall