Ms274 - Les Landes sont les cendres de la mer

 

 

Transcription par Bernadette Jammes, d’un texte (5 ff. ; dim : 26,5 x 21) non daté mais signé par l’auteur. Le titre et les corrections à l’encre noire sont de la main de Francis Jammes. Pas les quelques annotations diverses, au crayon bleu ou à l’encre rouge.

Ce texte est une collaboration de Francis Jammes à un ouvrage collectif sur le Sud-Ouest de la France : Sud-Ouest : Béarn, Pays basque – Côte d’argent – Gascogne, par Xavier de Cardaillac, Charles Derennes, François Duhourcau, Pierre Frondaie, Francis Jammes, Étienne Huyard et alii, Hossegor, Chabas [sans date], pp. 122-125.

Les Landes (leur partie la plus méridionale caresse Orthez, elles peuvent aussi être Hautes ou littorales, sans parler de la Chalosse) furent un territoire aimé du poète. Sans doute parce qu’il y voyait, et c’est lui qui souligne ici, « une terre qui n’a cessé nullement d’être la mer ». Y pousse d’ailleurs une plante des étangs au nom certes un peu « drôle » (« l’hydrocharis ») mais tellement consolateur (« grâce des eaux ») que, nouveau Moïse, l’enfant de Tournay ne pouvait pas ne pas la vénérer.

Le texte se termine sur un étrange souvenir : y résonnent, cette fois, l’assassinat de Jaurès et le début de l’effroyable guerre.

 


Les Landes de Gascogne à Cap-Breton, Les Pins de la Côte d'Argent, fils de la dune et du vent
Médiathèque A. Labarrère, cote B6-294

 

 

 

 

Jacques Le Gall