Ms221 - Le Sentier divin des pauvres artistes (1925)

 

 

Manuscrit autographe (38 ff. ; dim : 22 x 17) non signé, non daté. Encre. Se présente sous la forme d’un cahier d’écolier à couverture cartonnée marron-clair. Titre : « Le Sentier divin des pauvres artistes ». Incipit : « Il faut que le travailleur… ». Fonds du Père Jean-Pierre Inda, don de l’Abbaye bénédictine de Belloc.



Ce texte, qui semble avoir été écrit en 1925 ou peu après, a paru dans la revue Sourire, au milieu des années soixante-dix, avec une introduction du R.P. Inda. Il s’agit de méditations concernant le travail des artistes en général, des poètes en particulier, à partir de 94 extraits « empruntés au remarquable livre du Père Alexandre Brou : Saint Ignace. Maître d’oraison », paru aux Éditions Spes en 1925. Jammes, est-il annoncé sur un feuillet qui n’est pas écrit de sa main, cite d’abord les 94 extraits en les numérotant, puis, « comme dans une flore », propose les « Réflexions personnelles correspondant aux extraits qui précèdent ». Grâce au Père Brou, il « a glané quelques épis dans le champ de saint Ignace »… Si les 94 extraits annoncés sont bien cités (et numérotés), les réflexions de Jammes s’arrêtent à l’extrait 10.





La première réflexion, à partir du premier extrait, donne l’idée générale :

Dans ma vocation littéraire, « je mettrai l’accent » « sous une forme ou sous une autre. » Il faut prier de telle manière que l’influence de l’oraison s’étende, même sans que j’y cherche, à l’œuvre d’art, et m’empêche d’y introduire ce qui serait contraire, au moins gravement, à la Charité. Si l’œuvre en cours ne vise point directement l’apostolat, célèbre simplement la beauté de la Création, il faut que par ainsi, du moins on y retrouve infuses, la glorification du Créateur. Il sera utile, si l’œuvre est surtout d’art pur, conçue en ces conditions – poème, tableau, statue – de la faire précéder, suivre, ou de l’accompagner de quelque travail nettement apologétique que l’on produira au public.

 

En plus du manuscrit, la Médiathèque Jean-Louis Curtis d’Orthez conserve, non numérisés, un tapuscrit et une lettre du Père Inda, datée du 24 septembre 1986 .

 

 

Jacques Le Gall