ESPIL, Pierre

 

Portrait de Pierre EspilNé à Hasparren le 22 décembre 1918, de Salvar Espil, ingénieur agronome, et d’Élisabeth Choribit, excellente musicienne et chanteuse.

Bernadette, Pierre Espil et Mme Jammes, Association F. Jammes, OrthezAprès de bonnes études secondaires au Petit Séminaire d’Ustariz, ses études supérieures, d’abord à Bordeaux, sont plutôt chaotiques, entrecoupées par un poste de surveillant de collège à « Gerson », un établissement parisien dirigé par le chanoine Dibildos, bien connu et estimé à Hasparren. Le jeune Haspandar n’en décroche pas moins, à Toulouse et à vingt-quatre ans, une Licence en Droit. Dont il ne tirera pas grand profit.

Jusqu’à la fin, c’est à la littérature qu’il consacrera l’essentiel de sa vie. Il multipliera les conférences, créera des prix littéraire (celui des Trois Couronnes avec Pierre Daguerre), animera des revues régionales, écrira.

Habité par la poésie et l’écriture, on lui doit des hagiographies : Saint François-Xavier, ou l’Homme aux sandales de vent (1943), L’Hirondelle de Dieu, ou Sainte Jeanne-Élisabeth Bichier des Ages (1953), Trois petits bergers et la Vierge, Lumière sur Fatima (1966) ; des recueils de poèmes : Clarines sur l’Ursuya (1949), Trois Poèmes d’Outre-Amour (1951) ; des romans : Etchahun le malchanceux (1947), L’Amour est mon étoile (1972), Oublier l’amour (1977) ; une monographie sur le Pays basque en 1987 ; une biographie d’Edmond Rostand en 1998.

Discours pronincé par L’abbé Zabalo lors des obsèques, à Hasparren, le 19 septembre 1938Grand conteur et conférencier chevronné, Pierre Espil était aussi un homme de cœur. Il est mort à Hasparren le 17 septembre 2000. L’abbé Zabalo a prononcé l’homélie lors des obsèques, à Hasparren, le 19 septembre. On peut la lire dans le Bulletin diocésain de Bayonne-Lescar-Oloron du 4 octobre 2000 (n° 33).

Nous savons qu'il a regretté, au soir de sa vie, de n'avoir pas écrit le livre sur Jammes, qu'il portait dans sa mémoire, son esprit et son cœur, ...



Pierre Espil et Paul Jammes

On se souvient que le « Patriarche et son troupeau » s’établirent à Hasparren en 1921. Pierre Espil était encore un enfant quand il se lia d’amitié avec Paul Jammes. Adolescent, il fut le huitième enfant de la famille. Son goût pour la littérature et son admiration pour le poète firent de lui un disciple passionné. Sur Francis Jammes, les textes qu’il a composés, les conférences qu’il a prononcées sont innombrables. Il n’a jamais publié la biographie qu’il a cependant écrite (en deux fois) sur le poète de l’Angélus et des Primevères, son préféré.

Pierre Espil déguisé en Francis Jammes

Pierre Espil et Francis Jammes
Association F. Jammes, Orthez

 



 

Bibliographie : Joseph Zabalo, Pierre Espil. Homme de Lettres, Elkar, 2004. (Les photographies 1, 3 et 4 sont extraites de cet ouvrage.)

 

Jacques Le Gall